Jouars-Pontchartrain

Volet N°3 – Résidence Hivernale (de janvier à mars 2016) – Une virée surprenante

L’événement : « Guet-apens poétique » – Dimanche 20 Mars 2016 à 15H

Pour celles et ceux qui voudraient retrouver l’ensemble du déroulé du projet dans les détails, n’hésitez pas à vous rendre sur le Blog que nous avons tenu pendant toute la création… http://guetapenspoetique.tumblr.com/  »

Pour ce troisième volet, la compagnie Les Fugaces a invité deux artistes du Collectif La Méandre, de Châlon-sur-Sâone à se joindre à l’aventure. Leur collaboration étroite sur l’élaboration de ce spectacle a également donné naissance à plusieurs collaborations plus épisodiques avec certains autres membres du Collectif.

Cécile Le Meignen : coordination et mise en scène
Anaïs Blanchard : Scénographie (Collectif La Méandre)
Manuel Marcos : Régie générale (Collectif La Méandre)
Anne-chloé Jusseau et Arthur Delaval : Création sonore (Collectif La Méandre)
Guilhem Bréard : Ateliers d’écriture (Collectif La Méandre)
Matthieu Fernandes : Réalisation gros œuvre (Collectif La Méandre)
Claire Tisseront : Service civique et coordination
Melissa Azé : Service civique et communication (Collectif La Méandre)

Nous remercions chaleureusement les commerces de Jouars-Pontchartrain qui nous ont soutenu et sans qui rien n’aurait été possible !

Intermarché
AD Coiffure
Archipel Art Déco
Garage Citroën KM 38
Optiques Les Fontaines
Agence Balency
Les Délices du Maroc
L’Auberge Libanaise
Intercaves
Le Bistrot Gourmand
L’Arpège
Rapid’Market.

Une première phase d’écriture s’est déployée entre la fin du mois d’août et le mois d’octobre. Nous avons beaucoup arpenté les rues de la ville, à la découverte de cette petite commune très étalée, composée de 7 hameaux et dont le hameau central, Pontchartrain, est construit autour d’un axe principal. Nous avons également interrogé quelques habitants, sur leurs lieux préférés, sur ce qu’ils réinventeraient dans leur commune s’ils avaient une baguette magique. Ces questions nous ont permis de nous familiariser avec cette nouvelle commune, d’apprendre à la connaître. Nous nous sommes emparés du cadre prédéfinit lors de l’écriture du projet : Un envahissement de la ville par les mots, et nous nous sommes posé une question centrale : Comment les mots arrivent-ils dans la ville ? La réponse qui nous est apparu est la suivante : les mots arrivent par la fréquentation des espaces publics par les habitants. Nous avons donc pris comme point de départ de ce spectacle la création de lieux de convivialité inventés à travers la ville. Peu à peu l’idée d’une langue inventée s’est imposée. Au cours de l’écriture nous avons décidé que la promenade serait circulaire et qu’elle s’articulerait autour du rond point central du Hameau de Pontchartrain. Nous avons également décidé d’expérimenter une nouvelle forme d’organisation du public afin d’absorber le grand nombre de spectateurs dans une commune plus vaste et donc avec une jauge attendue plus importante.

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Nous diviserions le public en 6 groupes que nous ferions circuler en parallèle dans la ville tout au long de ce trajet circulaire.

A partir du 10 Janvier les ateliers ont commencé. Le « QG » du projet (une ancienne crèche appartenant à l’hôpital et mise à disposition de l’équipe artistique et de ses bénévoles) nous a permis de mettre très vite en place des permanences de construction, les participants savaient que s’ils étaient libres les lundi ou vendredi soir ainsi que les samedi et dimanche, le QG leur était ouvert et une multitude de missions les y attendaient. Peu à peu les répétitions également se sont misent en branle. Le rythme de travail était très soutenu car la semaine en journée nous travaillons avec les structures et en soirée et les week-end avec les participants à titre individuel.

Mais la meilleur manière de vous raconter ces deux mois et demi est encore d’essayer de vous raconter à quoi ressemblait le spectacle….

Scène d’ouverture : Ici il faut imaginer 900 personnes, partout sur et autour du giratouars (la place Floch, un rond point), attendant sagement le début du Guet-Apens poétique. 6 faux balayeurs sont parsemés ça et là, balayent, nous placent, taillent la bavette.

Comment cette histoire va-t-elle commencer ?

Soudain dans nos oreilles résonne une voix froide et mécanique, annonçant les règles de sécurité à respecter durant la déambulation, mais très vite les Brigades interviennent pour sauver nos habitants de cette rigidité et des interdictions ! Le son se brouille, des tracts sont jetés, des charlie font leur apparition et choisissent « au hasard » une personne dans le public qu’on habille en rouge et à qui on donne un ballon rempli d’helium afin d’être vu au loin. 6 guides seront choisis pour diriger 6 groupes pour 6 parcours.

Ça y est, c’est un Guet-Apens tendu à la commune, afin de la plonger dans la poésie et de transformer sa réalité quotidienne ! Les spectateurs vont tour à tour découvrirent nos lieux de convivialité inventés, dont les noms sonnent tous en « Ouars » pour faire honneur au Hameau dit de « Jouars » !

Inversouars : dans les jardins de la Médiathèque municipale, les enfants ont établi un monde dans lequel les adultes n’ont plus le pouvoir. Plus personne pour fixer l’heure du coucher, interdire les bonbons, juger de la bonne conduite, dire “tu es trop jeune pour faire ça”… Bref, un espace où les enfants peuvent choisir leurs propres règles, s’habiller comme bon leur semble (et tant pis si les vêtements sont dépareillés ou s’ils sont en pyjama), et garder les adultes loin de leur île de liberté afin qu’ils ne viennent pas tout gâcher. Les Livres sont matière à construction, à destruction, à voler en l’air.

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Animalouars : Au cœur d’un jardin gardé bien secret, s’érige une baraque foraine dans laquelle Madame Loyal fait son numéro. Laisser de côté son humanité pour faire sortir l’animal qui est en soi ! Au cœur des brins d’herbe et confinés sous les arbres, le jardin devient une jungle de bonhommie.

ph3Grand Souars : Au loin, une mini voiture jaune poussin chargée de bouées et de sacs de plage jaune se rapproche, tonitruante.
S’en extirpe une famille, aussi jaune que son automobile, ils sont en panne et perdus.

Derrière les vitres, la garagiste et le pompiste succombent à la danse. Tant pis pour le profit, tant pis pour le sérieux, le garage devient piste de danse le temps d’un rock endiablé !

 

Voyajouars : Dans cet espace romantique du quotidien, on découvre une rencontre, le début d’une histoire qui se déroule là, juste sous nos yeux, au rythme du soufflet d’un accordéon.ph6 Et si l’on ouvre l’œil jusqu’à la fin, la présence d’un Charlie, plus efficace qu’une boussole, vient impulser la nouvelle direction pour la suite de la promenade.

 

Réchauffouars : Dans la rue Saint Louis, se trouvent les voix du Chœur Saint Martin, les flammes et les breuvages qui réchauffent. Autour d’une tablée de 30m de long, les comédiens nous emmènent quelque part aux semblants de Russie. Un moment suspendu d’une vibration surprenante, les sens en sont tout chamboulés !

Chahutouars : Cap sur l’école Jacques Prévert. Là bas sur un toboggan, le bonnet rouge d’un Charlie qui nous attend. Derrières les vitres… des personnes âgées ont envahi les salles de classes. Des bureaux et chaises sans dessus-dessous, des mots fétiches peints sur des centaines de feuilles éparpillées, des attaques de boulettes de papier, une chorale dissipée… Nos aïeuls ont décidé de faire fi de la bienséance de l’âge et d’aller chahuter dans des espaces réservés aux tout petits. Un peu plus bas encore, les portes sont ouvertes sur une salle gym. À l’intérieur, des tables sur les lesquelles de nobles âmes du 3è âge réinventent la science. Plus loin, en arpentant les couloirs, nous sommes surpris par des grimaces malicieuses de vieilles dames derrière les hublots des salles. Elles sont bien heureuses de terrifier tout ce monde. Puis dans la cantine, quatre seniors s’octroient un festin avec gourmandise et fierté. Le vin dans les verre descend avec rapidité. Le labyrinthe se termine par des toilettes fort raffinées (des fleurs poussent depuis les lavabos) dans lesquelles une radieuse dame, déclame des poèmes à son reflet dans le miroir, laissant les spectateurs quitter les lieux dans la rêverie.

Échappatouars : la promenade de cette scène commence sur un petit sentier, et dans lequel il est conseillé de s’insérer en gardant les ouillères bien esquichées. Ici, il s’agit d’une balade sonore. Après que des Charlie nous aient mimé de faire le silence, nous écoutons une boite aux lettres, une poubelle, ou des murs parler, c’est une vraie échappée belle !

Usinouars : Devant le garage Citroën, des femmes tout de bleu vêtues, s’éveillent sur des machines usinières, qui ne sont pourtant pas là pour produire en masse des objets fonctionnels. D’une chorégraphie unissant corps vivant et mécanique, naissent ainsi de petits poissons. Le public n’a plus qu’à les ramener à la mer, et celle-ci n’est d’ailleurs pas bien loin ! Il suffit de longer la côte et de parvenir jusqu’au Rêvouars.

Rêvouars : une prairie à perte de vue donne une impression de vertige lorsque le public apporte aux petits matelots la pièce obtenue à l’Usinouars. Le phare se construit peu à peu, un bateau vogue dans ce panorama d’herbe et de maisons lointaines au rythme doux et progressif d’une musique cajun jouée en direct.

 

Brigades d’affichage : Aux coins des rues, les Brigades scrutent et agissent par surprise ! Le passage des pas spectateurs déclenchent des tourbillons de mots, déformés ou inventés, sur les murs, sur le sol, ou dans les mains. La bataille est pacifique, et elle espère réinventer le monde avec de nouveaux mots

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Chuchoteuses : Levons les yeux vers le ciel, des chuchoteuses sont accrochées aux fenêtres. Slogans révolutionnaires biscornus
sont scandés par-dessus les murs pour les spectateurs ! D’autres sont cachées sur le parcours, comme les œufs de Pâques
il faut fouiller pour les trouver.

ph4Scène de fin : Après deux heures de déambulation dans la fraîcheur du printemps, les six groupes de spectateurs se dirigent vers le point de chute de cette aventure éphémère.

Retour à Place Floch. L’ensemble des protagonistes du Guet-Apens se mettent à l’unisson autour d’une performance de soundpainting accompagnée de musique live. Le rassemblement fait ensuite place à une révolution de mots et d’images : des slogans enthousiastes se déversent depuis les fenêtres des maisons alentours, des fumigènes colorent l’invisible, les sons remplissent l’espace. Un phare est érigé en plein centre de la place, veillant à montrer que l’imaginaire rend bien des choses possibles…

Les petites mains des spectateurs se réchauffent en un tonnerre d’applaudissements. Puis la place se vide, au compte goutte, laissant la commune renaître dans son quotidien, même si elle ne sera désormais, plus jamais la même.

Les participants

Dans la commune de Jouars-Pontchartrain, plus importante que les deux premières communes du cycle, nous avons réellement pu collaborer avec plusieurs structures et expérimenter à grande échelle la juxtaposition de la participation à titre individuel et de la participation de structures. Les structures concernées étaient :

* Le Centre Hospitalier de la Mauldre. Nous avons réalisé des ateliers plastiques et théâtraux au sein de l’établissement et avec les résidents de l’EHPAD attenante à l’hôpital. Ces ateliers ont permis de construire tout un tableau autour de l’envahissement de l’école primaire par des personnes âgées (Cf le récit de la représentation).
* Le Centre de Loisirs et la Villa Jeunes, avec lesquels nous avons réalisé un tableau plastique et théâtral mettant en scène la mer et la construction d’un phare de plus de 8 mètres de haut.
* Le Choeur Saint-Martin, chorale amateur de la commune et 11 de ses chanteurs.
* Le groupe de musique Bélisaire, groupe de musique Cajun de la commune.
* Les trois groupes de théâtre enfant du Foyer Rural de la commune via la participation active de Manon Landry l’intervenante théâtre de l’association.
* La Fédération des Foyers Ruraux de France et son équipe de bénévole qui nous a accompagné sur la buvette du jour J et nous a apporté un soutien logistique précieux.

A ces structures sont venus s’ajouter plus de 70 habitants qui se sont engagés à titre personnel dans le projet. Nous avons pu constater que des participants des communes de Galluis et de Gambais se lançaient dans l’aventure de ce troisième volet donnant corps à la dynamique que nous souhaitions créer entre les villages participants.

 

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Tout d’abord, les présentations : jouars_3

Voici Cécile Le Meignen (à gauche). Cécile est directrice artistique du Guet-Apens poétique, mais elle est avant tout comédienne et metteur en scène pour la compagnie Les Fugaces.
Sur la gauche, quelques membres du Collectif La Méandre (Chalon-sur-Saône) – associés au Guet-Apens poétique. Ils sont les autres artistes avec qui les habitants de la Haute Vallée de Chevreuse vont travailler en ateliers.

Ces personnes-là veillent au bon déroulement du projet et sont présentes (presque toujours) dans La fabrique pour vous accueillir chaque semaine jusqu’au 20 mars.

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Atelier petites œuvres #1

Les petites mains s’activent pour dépouiller les nanars de la littérature.
Des pages que l’on sépare avec méticulosité pour les assembler à d’autres qu’elles n’auraient pas connues sinon… Une rencontre entre plusieurs histoires en somme.

La matière qui accouchera de ce méli-mélo servira à une partie de la scénographie. Nous sommes donc à la recherche de livres en tout genre, que vous ne lirez (plus) jamais, et que l’on peut triturer, découpé, arracher, recoller, assembler sans heurter votre petit cœur… Nous n’en aurons jamais trop donc vous pouvez aussi ramener ceux de vos amis, et des amis de vos amis (avec leur consentement bien entendu) !

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Atelier petites œuvres # 2

Fabienne est faiseuse de papillons. Rien qu’avec ses mains, elle confectionne le corps, les ailes, les antennes, tout. Les papillons sont statiques mais ils ne demandent qu’un soupçon d’imagination pour prendre leur envol.

À ce jour nous en avons deux cents, et nous en attendons encore plusieurs wagons pour atteindre le demi-millier. Il faut donc encore un peu de patience et beaucoup de petites mains pour entendre les premiers battements d’ailes à l’extérieur !

 

 Le projet :

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Pour toute questions ou renseignements, n’hésitez pas à nous contacter  :

La compagnie les Fugaces : 0134843594

ou sur projet.escapades@gmail.com

 

Ça y est C’est parti !WEB-05

La compagnie Les Fugaces commence petit à petit à faire son trou à Jouars-Pontchartrain !

Nous avons commencé à rencontrer les différents partenaires potentiels sur la commune et nous savons d’ores et déjà que certains sont intéressés… De la chorale du Coeur Saint Martin à la résidence de personnes âgées, le projet devrait réunir toutes les générations !

La Médiathèque de Jouars-Pontchartrain sera notre alliée dans l’aventure ! N’hésitez pas à les solliciter si vous avez des questions ou des envies !

Nous avons commencé à éplucher les recueils d’écriture des Chartripontains (Les Nouvelles de Mai et Au fil des Mots) que nous avons trouvés à la médiathèque et nous nous penchons plus largement sur la poésie des auteurs Yvelinois avec l’aide de Monsieur Jacques Fournier de la Maison de la Poésie de Saint Quentin en Yvelines !

Si vous avez connaissance de ressources poétiques sur le territoire et ses alentours, ou si vous-même vous écrivez, contactez-nous !

Notre idée : créer ensemble un Guet-Apens Poétique, une grande aire de jeu poétique où l’objectif sera de surprendre les spectateurs, de les piéger et de les envouter avec des jeux de mots, de sons et de sens.

Dés la rentrée nous organisons des réunions publiques pour vous présenter le projet dans tous ses détails et créer notre « troupe éphémère », une troupe où chacun peut s’impliquer à sa guise, en fonction de ses envies et de ses disponibilités !

Vous trouverez bientôt les dates exactes de ses réunions sur ce site, soyez curieux, Venez !

Des envies ? Des questions ? N’hésitez pas à nous contacter, c’est par ICI !

Résidence Hivernale - Jouars-Pontchartrain

Durant trois mois la Compagnie Les Fugaces investit un quartier de la commune de Jouars-Ponchartrain aux côtés des plasticiens du Collectif La Méandre.

En puisant dans la littérature et la poésie des auteurs du territoire, passés ou présents, ils imaginent une virée dans un quartier envahi par la poésie, dite et écrite… Les habitants participants se prêtent à l’exercice en tant que lecteurs, conteurs ou découvrent des techniques d’écriture éphémère dans l’espace public.

Le jour du « Guet-apens poétique », les spectateurs découvrent dans les rues de leur quartier une série d’interventions artistiques à écouter ou a observer.